Un homme lynché à la télévision en Israël, l'escalade des violences s'accentue
INTERNATIONAL - Israël était sous le choc tard ce mercredi 12 mai dans la soirée après la diffusion à la télévision, en direct et à une heure de grande écoute, du lynchage d’un homme, considéré arabe par ses agresseurs, par des militants d’extrême...
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INTERNATIONAL - Israël était sous le choc tard ce mercredi 12 mai dans la soirée après la diffusion à la télévision, en direct et à une heure de grande écoute, du lynchage d’un homme, considéré arabe par ses agresseurs, par des militants d’extrême droite près de Tel-Aviv.
Ces images insoutenables montrent un homme être sorti de force de sa voiture puis roué de coups par une foule de plusieurs dizaines de personnes, jusqu’à ce qu’il perde connaissance.
L’incident, dont les images ont été diffusées en direct par la chaîne publique Kan, s’est produit sur la promenade en bord de mer de Bat Yam, ville au sud de la métropole Tel-Aviv. Les forces de police et les services de secours ne sont arrivés que quinze minutes plus tard. Pendant ce temps, la victime restait allongée, inerte, au milieu de la rue.
“Frères juifs, Stop!!”
Des personnes dans la foule ont justifié ce lynchage en affirmant que l’homme était un Arabe ayant tenté de foncer sur un rassemblement de partisans d’extrême droite. Mais la séquence diffusée par Kan laisse plutôt penser à un automobiliste cherchant à éviter la manifestation.
La victime “du lynchage est grièvement blessée mais (dans un état) stable”, a indiqué dans un communiqué l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv, sans révéler son identité.
Le député d’extrême droite Bezalel Smotrich, chef du parti “Sionisme Religieux”, a affirmé avoir “avoir honte” de ce lynchage d’une “cruauté atroce”. “Frères juifs, Stop!! Nous ne pouvons en aucun cas nous laisser aller à des actes violents”, a-t-il ajouté.
Le grand rabbin d’Israël Yitzhak Yossef a appelé à cesser les agressions commises par des juifs: “Des citoyens innocents sont attaqués par les organisations terroristes, le coeur est lourd et les images difficiles, mais nous ne pouvons pas nous laisser entraîner dans des provocations et des agressions”, a-t-il précisé. Pour le député arabe Issawi Fredj (Meretz, gauche), il s’agit des “prémices d’une guerre civile”.
“Rien ne justifie le lynchage”
Des militants d’extrême droite ont manifesté mercredi soir à travers le pays, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre, et parfois des Arabes israéliens. La police a indiqué “réagir aux incidents violents dans plusieurs villes, notamment Lod, Acre et Haïfa”. Selon elle, un juif a été grièvement blessé par des jets de pierres dans la ville mixte judéo-arabe d’Acre.
“Les émeutiers à Lod et Acre ne représentent pas les Arabes israéliens, les émeutiers à Bat Yam (...) ne représentent pas les juifs israéliens, la violence ne dictera pas nos vies”, a relevé le chef de l’opposition Yaïr Lapid, qui tente de former une coalition d’union nationale après l’échec du Premier ministre Benjamin Netanyahu à rallier une coalition de droite.
De son côté, Netanyahu a relevé dans un communiqué que “ce qu’il se passe depuis ces derniers jours dans les villes d’Israël est insupportable...rien ne justifie le lynchage d’Arabes par des juifs et rien ne justifie le lynchage de juifs par des Arabes”.
1000 roquettes
Plus de 1000 roquettes tirées vers Israël, des frappes continues sur la bande de Gaza et plus de 70 morts depuis lundi: l’affrontement entre le Hamas et l’État hébreu ne montrait mercredi soir aucun signe d’apaisement et faisait craindre une “guerre à grande échelle”.
La dernière victime connue de cette escalade militaire est un enfant de six ans, dans la ville israélienne de Sdérot, victime d’un nouveau barrage de roquette du Hamas depuis la bande de Gaza qui a causé des ravages dans la ville voisine d’Ashkelon.
Ce décès porte à sept ―incluant un soldat― le nombre de personnes tuées en Israël depuis le déclenchement des hostilités lundi, les plus intenses depuis la guerre de Gaza de 2014.
À Gaza, enclave palestinienne sous blocus israélien et contrôlée par le Hamas, 65 personnes sont mortes dans des frappes israéliennes, dont 16 enfants et plusieurs commandants du Hamas.
À voir également sur Le HuffPost: Le “dôme de fer” d’Israël intercepte des centaines de missiles du Hamas